Philosophie des cultures populaires : musique et émotions. Avec le soutien de l’ANR-PDA

Juil 08 2014
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Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre de philosophie contemporaine de la Sorbonne (PhiCo)
Sous l’égide du programme ANR « Pouvoir des Arts. Expérience esthétique : émotions, savoirs, comportements »
En partenariat avec Volume ! La revue des musiques populaires

Philosophie des cultures populaires : musique et émotions
Les 17 et 18 octobre 2014 – Cité internationale universitaire de Paris

Comité d’organisation : Marc Cerisuelo, Danièle Cohn, Catherine Guesde, Sandra Laugier
Comité scientifique : Marc Cerisuelo, Danièle Cohn, Catherine Guesde, Gérôme Guibert, Sandra Laugier, Matthieu Saladin

Au cours des vingt dernières années, les cultures populaires ont intégré le champ des recherches académiques, d’abord par le biais des sciences sociales et des cultural studies, puis, plus récemment, en faisant l’objet d’analyses philosophiques – qu’il s’agisse du cinéma, des séries télévisées ou encore de la bande dessinée . Pourtant, dans cette rencontre entre philosophie et cultures populaires, il semble que quelques objets soient restés à l’écart, parmi lesquels figure la musique . Si un champ d’études – les popular music studies – s’est développé autour des musiques populaires , la philosophie n’y fait son apparition que de manière ponctuelle, laissant la plupart du temps la place aux sciences sociales.

Plutôt que d’interroger les raisons de cette sous-représentation de la philosophie au sein des popular music studies, nous souhaiterions profiter de ces journées pour pointer les difficultés que pose l’étude des musiques populaires à la philosophie, et proposer des pistes méthodologiques. Comment une discipline académique peut-elle aborder sans la trahir une culture s’étant constituée de manière spontanée, à l’écart de toute forme d’institutionnalisation ? Il semble en effet que l’étude des musiques populaires exhibe un problème propre à tout projet d’esthétique : comment maintenir l’intégrité de son objet, tout en explicitant la forme de pensée sensible qui s’y manifeste ?

Pour aborder ces questions, nous privilégierons l’angle des effets des musiques populaires, et des émotions qu’elles suscitent. Ce problème permet à la fois d’évoquer les critiques qu’ont soulevé les musiques populaires – celles-ci ne seraient capables de susciter que des émotions collectives et primaires –, et de nous interroger sur leur spécificité. Peut-on identifier des émotions propres aux musiques populaires ? La distinction entre culture populaire et culture savante peut-elle recouper une distinction entre différents types d’émotions ? Peut-on distinguer des genres musicaux sur la base des émotions qu’ils suscitent ?

Parmi les axes de réflexion figurent (de manière non exhaustive) :

1/ Les questions relatives à l’élaboration d’une philosophie des musiques populaires
– La place actuelle de la philosophie dans les popular music studies
– La distinction entre low art et high art, et la question de la valeur des musiques populaires
– La question de l’interdisciplinarité : quels rapports entre philosophie et sciences sociales dans l’étude des musiques populaires ?

2/ Les questions relatives au rapport entre musiques populaires et émotions :
– Les musiques populaires suscitent-elles davantage un certain type d’émotions ?
– Quelles émotions sont dépeintes dans les musiques populaires ?
– Genres musicaux et familles d’émotions

Les propositions (un résumé d’environ 1500 signes espaces compris, et une biographie) sont à envoyer avant le 31 juillet 2014 à cguesde@yahoo.fr.